Author archives: Agnès Olive

Wildproject, première librairie 100% écolo

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Existe-t-il une littérature écologique ? Un genre littéraire écolo comme le polar par exemple ? La réponse est oui si on en croit Wildproject. Au départ Wildproject est une maison d’édition indépendante spécialisée en écologie fondée par Baptiste Lanaspeze, ancien directeur de collection aux éditions Autrement. C’est en 2003 lors d’un séjour aux Etats-Unis qu’il a eu cette belle idée (d’où le choix de son nom peut-être ?) et après avoir d’abord établi la maison à Paris en 2008, il a déménagé pour l’installer à Marseille en 2009. Croisant sciences humaines, sciences naturelles, littérature et esthétique, le catalogue de Wildproject explore la révolution écologique des savoirs et des pratiques, avec une attention particulière eux lieux et aux récits. Jusqu’à présent on trouvait les ouvrages de cette maison dans toutes les librairies de France mais aujourd’hui Wildproject a ouvert sa propre librairie créant ainsi la première librairie 100% écolo ! Il y a longtemps que son directeur avait en tête de créer un lieu dédié aux livres de la maison d’édition mais c’est lors de son dernier aménagement tout près de la Gare Saint Charles que la librairie a pu se faire en gardant à l’étage les éditions, et en proposant une librairie au rez-de-chaussée vitré. Aujourd’hui la maison d’édition ne cesse de se développer et de multiplier la publication d’ouvrages tous consacrés aux grands enjeux environnementaux qu’il s’agisse d’auteurs locaux, nationaux ou internationaux. Il y a tant à dire, à écrire, à témoigner, à réfléchir autour de l’écologie… et la crise écologique ne fait qu’exacerber ce besoin de réfléchir ensemble. Un grand bravo pour tous ces livres qui participent tant à réconcilier l’humain avec la nature et le vivant 🙂

www.wildproject.org

Christiania, la petite ville verte

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C’est au cœur de la capitale du Danemark à Copenhague qu’est né en 1971 Christiania un quartier libre, une petite ville verte dans la grande ville… A l’époque un quartier entier de Copenhague utilisé à des fins militaires fut abandonné et de nombreuses familles (des « squatteurs ») ont décidé de s’y installer et de vivre librement, en dehors de toutes les lois établies par la société danoise, dans une indépendance juridique, économique et administrative totale. Une véritable communauté de rêveurs, artistes, hippies, chômeurs, anarchistes, cabossés de la vie ou assoiffés de liberté en tout genre, s’est formée pour transformer le lieu en un éco-village auto-géré. Immédiatement on y a développé l’agriculture urbaine, les habitats légers, les vélos partout, l’art en plein air, le yoga, le bricolage, recyclage, mais aussi le partage, la solidarité ou l’entraide entre voisins. Cet immense tiers-lieu est devenu une véritable plateforme artistique mais aussi un lieu de libre circulation de cannabis… ce qui a valu plusieurs fois au village de gros soucis avec la police et le pouvoir en place et a fait que Christiania a du finalement un peu rentrer dans les rangs ! Aujourd’hui plus de 1 000 personnes y habitent, et depuis 2013, date à laquelle le parlement danois a mis fin à son statut spécial, Christiania est géré par une fondation de droit commun. L’éco-village a perdu beaucoup de ses libertés et excentricités… n’empêche qu’il continue à faire bon y vivre ou à seulement y passer faire un tour car c’est devenu une véritable attraction touristique ! Puisse-t-il continuer ainsi à inspirer le monde entier 😉

(X)périentiel, le podcast du tourisme de demain

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Et si nous repensions fondamentalement notre rapport au tourisme ? Après 25 ans d’expérience internationale dans des établissements hôteliers de luxe en Asie et en Orient, François Huet a accompagné la transformation des entreprises vers des modèles économiques durables. Cet hôtelier atypique vient aujourd’hui de lancer (X)périentiel : un podcast consacré au tourisme de demain avec l’intention de permettre aux acteurs du tourisme – y compris les touristes eux-mêmes – de faire évoluer leurs activités vers un tourisme vertueux guidé par le sens et l’expérience et répondant aux enjeux sociaux et environnementaux de nos territoires. Nous ne pouvons plus consommer un tourisme jetable et sans grand intérêt, comme nous l’avons hélas beaucoup trop fait jusqu’à présent, pour des raisons écologiques évidentes mais aussi pour des raisons d’intelligence de vie et de respect du vivant… On peut aujourd’hui envisager une manière d’explorer le monde du voyage comme porteur de sens en pleine conscience. Pour ce faire, François nous propose une série d’entretiens inspirants avec des professionnels du tourisme et acteurs engagés dans la transition pour réfléchir ensemble au tourisme de demain, plus intéressant, expérientiel et durable. Et la crise mondiale que nous traversons remet également d’elle-même le tourisme en question ! Mais on peut déjà entendre que certaines compagnies vont proposer des voyages « clés en main, vaccin compris »… pour tenter de relancer à tout prix ce tourisme de masse qui est un fléau pour la planète ! Raison de plus pour changer notre regard sur le voyage en écoutant les podcast d’(X)périentiel 🙂

Découvrez tous les épisodes de la série : ICI.

L'Archipel du Vivant : tout pour changer le monde

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Parce que plus personne n’attend rien des politiques, des multinationales et encore moins du système économique et financier… c’est à nous les citoyens de changer le monde !! Et il ne faut plus attendre pour écrire la nouvelle histoire : c’est ce que Jean-Christophe Anna a bien compris quand il a créé récemment L’Archipel du Vivant. Après un burn-out alors qu’il menait une belle carrière dans les ressources humaines, Jean-Christophe a décidé de tout changer : sa vie d’abord et ensuite aider à changer celle des autres… Avec L’Archipel du Vivant il a souhaité fédérer les gens en conversion, réunir toutes les informations utiles pour changer de vie, découvrir toutes les alternatives au système dominant actuel et comprendre aussi tous les grands enjeux de notre temps… Car souvent nous aspirons profondément à ce changement, nous le ressentons intuitivement mais nous ne savons pas comment faire, comment nous y prendre ? Partage (dans le site web ressources), résilience (recherche, design et accompagnement des territoires à l’anticipation des risques systémiques) et émancipation (mise en place de piliers sociétaux alternatifs) : voilà l’ambition du mouvement. Sur le site vous trouverez des annuaires, des fiches pédagogiques, des kits pratiques, des formations… si vous voulez savoir ce que c’est que la théorie de l’effondrement, apprendre la permaculture ou la communication non violente, vous aurez tout ce qu’il nous faut pour détricoter l’ancien monde et refaire le nouveau monde plus beau, plus vert, plus solidaire, plus humain tout simplement. Ne restons plus les bras croisés dans une simple « transition » écologique, il est trop tard, nous avons besoin maintenant de faire la « révolution » ! Avec L’Archipel du Vivant on vous dit comment tout envoyer bouler avant que ce soit la planète elle-même qui nous envoie valser 😉

www.archipelduvivant.org

Les "Coiffeurs Justes" nettoient les océans

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Le saviez-vous ? On peut dépolluer les océans avec des cheveux !! En effet les scientifiques ont mis au point un procédé pour absorber les hydrocarbures dans les océans grâce à la texture des cheveux rassemblés dans des boudins. Les cheveux filtrent et dépolluent l’eau en mer comme dans les ports. Quand on sait que tous les jours des milliers de coiffeurs coupent des cheveux et tous ces cheveux sont jetés et gaspillés… Thierry Gras, artisan coiffeur depuis trente-deux ans dans le Var et passionné de nature, a eu la super bonne idée de créer cette association des « Coiffeurs Justes » pour fédérer tous les coiffeurs en France qui ont envie de s’engager et de faire un geste pour la planète. Aujourd’hui le collectif compte plus de 150 salons de coiffure français de Paris à Marseille en passant par Toulouse ou Lyon, qui récupèrent leurs cheveux coupés et les renvoient dans des sacs appropriés. Lors du naufrage du Wakasio à l’île Maurice l’été dernier on a pu voir sur des vidéos l’efficacité des ces boudins pour protéger le littoral du pétrole qui se déversait sur les côtes mauriciennes dans une énorme marée noire… Voilà un très beau projet qui crée aussi de l’emploi car c’est du personnel en ESAT qui travaille à la transformation des cheveux récoltés en boudins à cheveux tout en participant à la sensibilisation des clients dans les salons de coiffure à la protection de l’environnement. Un grand bravo à tous ces coiffeurs au grand coeur 🙂

www.coiffeurs-justes.com

et vous pouvez voter pour aider l’association sur la Fabrique Aviva ICI.

10 milliards à table, une seule planète

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Nous serons 10 milliards de bouches à nourrir sur cette planète en 2050 ! Comment va-t-on faire ? C’est la question que se pose Juliette, Lucie et Julie, trois jeunes femmes de l’ESCP, une des plus grandes écoles de commerce de Paris, avec leur projet intitulé 10 milliards à table ! Initialement prévue en Asie, l’aventure s’est finalement recentrée sur l’Europe, et c’est tant mieux puisque l’Union européenne vient de s’engager dans une politique ambitieuse qui doit nous garantir la sécurité et la qualité des nos aliments… Il y a plusieurs thèmes importants qui touchent à la nourriture : notre santé, la planète, l’économie, la cuisine… et autant de défis à relever dans le futur. Les trois amies, passionnées autant par les questions d’écologie que d’alimentation, ont eu envie de faire une pause avant leur dernière année de master pour travailler auprès des acteurs de l’alimentation durable et découvrir leurs projets innovants et inspirants. Pour ce faire elles vont suivre tout un cycle pendant plusieurs mois de la fourche à la fourchette ! Car repenser l’alimentation de demain est un vaste sujet qui demande une réflexion sur tous les maillons de la chaîne alimentaire : la production agricole, la distribution territoriale, la sélection des aliments ou la revalorisation des déchets. Aussi leur projet s’articule autour de 4 axes en 4 étapes et dans 4 pays différents : d’abord avec « la fourche » elles vont apprendre à cultiver la terre durablement en travaillant dans des fermes bio au Royaume-Uni ; ensuite avec « le panier » elles vont repenser nos apports en protéines à Copenhague dans l’entreprise Nordic Snails qui veut remplacer la viande par les escargots ; puis avec « la fourchette » elles s’intéresseront à comment faire de l’alimentation un facteur d’inclusion sociale, en travaillant six semaines dans la chaîne Tunco à Oslo qui propose de la nourriture saine et durable à tous (chaque repas vendu offre un repas à un enfant dans le besoin) ; enfin avec « la poubelle » elles s’occuperont de gaspillage alimentaire et de recyclage chez Real Junk Food Project à Berlin qui récupère les invendus des supermarchés pour les redistribuer à des associations. Tout un périple qui sera sûrement très inspirant pour d’autres acteurs de la transition écologique et alimentaire, que ce soit en France ou ailleurs. Quand on voit les jeunes d’aujourd’hui qui sortent des grandes écoles s’intéresser autant à l’écologie et s’investir à ce point dans la construction du monde de demain on se dit qu’on est sauvés !! Bravo les filles 😉

Pour soutenir le projet : c’est ICI.

Des mini tableaux pour une grandeur Nature

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Voici une belle invitation à la slow life : ralentir, regarder avec précision et remarquer les petites choses de la vie… L’artiste américaine Mckay Lenker Bayer crée des œuvres en minuscule non seulement adorables car elles nous renvoient directement à notre monde enfantin mais aussi intéressantes cela elles nous donnent à réfléchir… Si les hommes ont tendance à se prendre pour des géants invincibles sur la planète, la plasticienne nous remet vite à notre place de lilliputien ! Avec elle nous sommes tout petits, nous les êtres humains, sur cette grande terre, pas plus grands que des insectes. Pour exposer son travail l’artiste organise des micro-expositions où les œuvres sont à hauteur de plinthes ou posées par terre, ce qui nécessite parfois de s’asseoir voire même de s’allonger avec une loupe dans la main pour les regarder correctement. C’est un peu comme quand on regardait évoluer et travailler des fourmis dans une fourmilière quand on était petits et qu’on se mettait à leur niveau pour mieux les observer. Ainsi le but de ces créations artistiques est de mettre tout à l’échelle dans l’organisation de leur exposition, ce qui permet de faire vraiment sortir le public de sa taille humaine. L’avantage c’est que les expositions se déroulant dans des lieux publics comme les rues, les bibliothèques ou les cafés, tout le monde peut en profiter et les mini œuvres sont très peu chères ; on peut les acquérir pour des tarifs allant de 25 à 85 euros. La créatrice fait la part belle à la nature et aux animaux : sur certaines copies de tableaux célèbres comme La Joconde ou La Jeune fille à la perle, des animaux remplacent les visages humains, ce qui ajoute encore à la fantaisie juvénile. Petits tableaux, grand kiffe 😉

FB : tiny art show
Instagram : @tinyartshow

Les Maisons (vertes) de Vincent

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Quand l’écologie se met au service du social… les deux sont tellement liés que la boucle est bouclée ! L’Association des Maisons de Vincent, créée par l’actrice réalisatrice et productrice Hélène Médigue, et parrainée par Nicolas Hulot et Isabelle Carré, a pour but de déployer plusieurs lieux de vie et d’accueil adaptés pour les adultes atteints du trouble du spectre de l’autisme, avec en fond de toile de l’agro-écologie car il s’agit de d’offrir la possibilité aux résidents de se soigner en travaillant la terre tout en participant eux aussi à la transition écologique. Les Maisons de Vincent accueilleront des petits groupes de six à dix adultes autistes dans des lieux agréables et familiaux pour les accompagner pleinement dans leur quotidien et favoriser leur épanouissement grâce à une prise en charge médico-sociale chaleureuse et bienveillante adossée à une vie agricole. L’idée est de leur permettre d’avoir des activités en lien avec les agriculteurs locaux, de travailler dans des fermes écologiques partenaires ou de s’impliquer dans la distribution de produits frais et locaux ; un travail de maraîchage qui sera le socle thérapeutique et pédagogique des lieux d’accueil, incluant notamment l’apprentissage des techniques de maraîchage-jardinage, la vente à la ferme ou sur les marchés locaux ainsi que la réalisation au rythme des saisons de projets divers comme des ateliers de petites transformations des produits en confitures, soupes ou plantes médicinales. L’Association souhaite développer plusieurs maisons : la première ouvrira à Mers-les-Bains, dans la Somme et deux autres sites sont actuellement identifiés pour de prochains lieux, à Lesperon, dans les Landes, et près d’Avranches en Normandie. Un magnifique projet qui relie l’humain à la Mère Nature et nous réconcilie tous un peu plus avec le vivant 🙂

www.maisonsdevincent.com

Crédit photo @Christophe Lartige

Plus Belle La Ville à Marseille

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Créé par le studio de jeux vidéo Exkee à Marseille, Plus Belle La Ville est un jeu gratuit disponible sur mobile et tablette. Inspiré de « Où est Charlie ? », le but du jeu est de retrouver les personnages de la célèbre série Plus Belle La Vie cachés dans différents quartiers typiques de Marseille en mettant en avant des thématiques éco-citoyennes au travers d’objectifs secondaires présents dans chaque niveau. Une véritable partie de cache-cache s’instaure dans un monde urbain qu’on veut plus vert. Ainsi le jeu permet aux personnes sensibles à l’écologie de rendre la ville de Marseille plus belle et plus propre en réalisant des gestes éco-responsables comme le recyclage, les transports doux ou des économies d’eau et d’énergie. On peut ainsi explorer les quartiers emblématiques de la ville, fouiller les rues animées et pittoresques pour retrouver les personnages de la série. On peut aussi débloquer des nouveaux niveaux et révéler des endroits secrets en réalisant les gestes écolos pour gagner des points bonus ! Déchets, recyclage, économie d’énergie et d’eau, transports propres, tout est prévu même la civilité !! Une manière ludique à la fois de découvrir Marseille et à la fois de sensibiliser à la green attitude. Faites vos jeux 😉

Facebook : Plus Belle La Ville
Instagram : @plusbellelaville

Lionel Borla, on dirait le Sud

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Lionel Borla a plusieurs cordes à son arc et autant de couleurs à sa palette ! La musique avec notamment le piano, le dessin, l’architecture, la peinture, les aquarelles, les encres, la photographie, l’écriture, le graphisme, le numérique… il a exploré et continue d’explorer tous les outils à sa portée, tout ce qui peut servir de support à son incroyable créativité. Après avoir passé sa jeunesse à Menton où il est né, il a grandi en apprenant le piano tout en s’exerçant à dessiner et opte finalement pour des études d’architecture à Marseille où il s’installe. Mais lors d’une visite de l’exposition rétrospective de Georges Braque à la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence, il a une révélation devant une toile : il veut devenir peintre. Il déclenche alors un travail pluriel, joyeux, riche en diversité et en production. Artiste complet et éclectique, fasciné par la beauté du monde, il demeure très inspiré par les paysages méditerranéens, et on retrouve dans nombreuses de ses œuvres la lumière, le soleil, les couleurs provençales, les pinèdes, les plages, les baignades, les calanques, la Sainte-Victoire ou les symboles architecturaux marseillais tels que le MuCEM ou la Bonne Mère ! Aujourd’hui il est reconnaissable pour ses personnages qui nous rappellent ceux de Matisse ou de Folon, toujours un peu mal adaptés à leur environnement, on dirait qu’ils sont posés là, sans être jamais totalement intégrés au paysage… des pingouins dans le sud, malhabiles, maladroits et toujours décalés par rapport à une nature, elle, musicale, florissante et exubérante de joie, ça ressemble à l’histoire de l’humanité ! Un touche-à-tout aux doigts d’or qui n’a pas fini d’inventer et de jouer sur les mots : aujourd’hui il peint avec des « pin-ceaux » qu’il crée avec des aiguilles de pin… on adore 😉

Sur Facebook : Lionel Borla